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Mousso À la carte

La Presse + | Publié le 28 avril 2018 | Section GOURMAND, écran 9

Antonin Mousseau-Rivard a gagné son pari avec sa table gastronomique de la rue Ontario Est : remplir son restaurant tous les soirs avec un menu fixe à sept, voire parfois neuf services. Il a même gagné le Laurier du Restaurant de l’année, la semaine dernière !

Voilà qu’il s’apprête à faire plaisir à ceux et à celles qui réclamaient depuis un certain temps une expérience plus souple, sans réservation.

Au Petit Mousso, on pourra manger à la carte autant (ou aussi peu) de beaux petits plats qu’on le souhaite, tout en sélectionnant ses vins. En cuisine, c’est Benjamin Mauroy-Langlais qui a pris les commandes. Il porte actuellement le titre de Meilleur jeune chef du Canada et ira se mesurer à 20 camarades du monde entier, en mai, à Milan (concours S.Pellegrino). L’ancien chef de cuisine de l’Hôtel Herman avait déjà travaillé au Mousso. Il retrouvera la même cuisine de sous-sol ouvert, puisque le restaurant à la carte s’installe dans l’ancienne adresse.

L’expérience « dégustation » se vit désormais dans le local voisin, qui abritait La Réserve du comptoir. On a aménagé un passage et un joli « lounge » d’attente entre les deux restaurants. Décoré comme une salle à manger tout droit tirée des années 50-60, ce nouveau côté a sa propre cuisine. Ceux qui y travaillent, sous le chef Massimo Piedimonte, iront aussi faire des petits tours en salle, question de bien communiquer les plats et de créer un lien avec les clients. Le menu dégustation est offert du mercredi au samedi, sur réservation. Le Petit Mousso devrait ouvrir en mai. (E.D.)

2000, rue Amherst et 1023, rue Ontario Est

 


 

Montréal veut redonner son lustre au parc La Fontaine

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN | La Presse | Publié le 20 mars 2018 à 05h00 | Mis à jour le 20 mars 2018 à 10h55

Redonner aux bassins et à la fontaine leur superbe. Aménager de larges promenades. Sortir la piste cyclable et réduire les stationnements. Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, veut redonner ses lettres de noblesse au parc La Fontaine alors qu’il présente ce soir l’ébauche du plan directeur devant encadrer le réaménagement du mythique espace vert pour les 15 prochaines années.

Tout comme ils se trouvent au coeur du parc La Fontaine, les bassins se trouvent au coeur du plan directeur imaginé par Montréal. Dans sa présentation de ce soir, Luc Ferrandez soulignera qu’il est clairement ressorti de la consultation publique menée en 2016 sur l’avenir du parc que les citoyens souhaitaient améliorer la qualité de l’eau.

Pour redonner pleinement accès à ces plans bleus, Montréal souhaite notamment «réintroduire la promenade nautique iconique» en permettant aux visiteurs de louer des embarcations pour s’y prélasser. Les amants hivernaux du parc ne seront pas en reste, puisque Montréal dit vouloir «élaborer une stratégie pour prolonger le patinage». Pourrait-on réfrigérer l’espace? L’idée a du moins été lancée durant la consultation publique.

Terrasse-bistro en «rez-de-bassin»

Le plan directeur prévoit la réfection complète des sentiers ceinturant les bassins, ainsi que du pont les enjambant. Jugée distinctive, la bordure blanche démarquant le pourtour des plans d’eau sera conservée. Mais pour permettre aux Montréalais de profiter davantage de la proximité de l’eau, Montréal veut aménager à l’arrière du chalet-restaurant, qui sera en chantier l’été prochain, une terrasse-bistro en bonne et due forme.

Enfin, on prévoit reconstruire à brève échéance le théâtre de Verdure. Sa conception sera revue et corrigée afin de «former un écrin et non un écran», pour reprendre les mots de Luc Ferrandez. Un système de caméras pourrait être aménagé afin de diffuser en ligne les performances y étant offertes.

Redonner du lustre à la fontaine

Élément phare du bassin nord, la fontaine a perdu de sa superbe, constate la Ville de Montréal. Le plan directeur prévoit une réfection de la structure afin de «rétablir l’effet spectaculaire des jets et du jeu de lumière de la fontaine selon la figure d’origine».

Bien que ces jeux d’eau ne puissent être maintenus en hiver pour des raisons évidentes, on compte donner vie à la fontaine même durant la saison froide grâce à «la création d’un projet visuel de mise en valeur». Et question de bien mettre en valeur cet attrait, la fontaine pourrait même faire l’objet d’un projet d’interprétation afin d’en faire mieux connaître l’histoire.

Déplacement de la piste cyclable

Montréal énonce dans son plan directeur sa volonté de revoir l’ensemble des accès au parc La Fontaine et de limiter les conflits entre piétons et cyclistes. Pour ce faire, on compte déplacer la piste cyclable longeant l’avenue du Parc-La Fontaine afin que celle-ci se trouve dans la rue, qui s’en trouvera évidemment réduite en largeur. Celle-ci est fortement achalandée et cause bien des soucis aux piétons.

L’espace ainsi dégagé fera en sorte d’élargir l’espace permettant aux piétons de déambuler, espace qui sera appelé à devenir un véritable «trottoir boulevard». Ce déplacement, envisagé d’ici cinq ans, se fera d’abord sur une base temporaire avant de devenir permanent.

Promenades intérieures

Le plan directeur prévoit de ramener les anciennes larges promenades qui ont longtemps caractérisé le parc La Fontaine. Aujourd’hui partiellement bloqué, l’axe Calixa-Lavallée deviendra une véritable voie piétonne du sud au nord. Même scénario pour l’avenue Émile-Duployé, qui permet aujourd’hui aux voitures de traverser le parc et qui sera convertie en promenade.

Le plan directeur s’inspire ici directement des grandes allées de Central Park, à New York, et du parc du Luxembourg, à Paris. Par ailleurs, le plan directeur énonce comme ambition d’accentuer l’accessibilité universelle en limitant la présence d’escaliers dans le parc.

Sus au stationnement

La volonté d’améliorer la qualité des espaces pour les piétons implique une «rationalisation des espaces de stationnement» dans le parc, précisera Luc Ferrandez. On compte ainsi évaluer la possibilité de construire des stationnements souterrains où se trouvent actuellement les stationnements dans la cour de l’école qui est dans le parc. On en profiterait pour réaménager la cour selon un principe de parc-école.

Est du parc

À plus long terme, on souhaite s’attaquer à toute la portion est du parc, souvent négligée. La conversion de l’avenue Émile-Duployé servira d’ailleurs en quelque sorte à rapprocher ce secteur du reste du parc La Fontaine. Plusieurs retouches seront faites, notamment le déménagement de la vespasienne, qui sera rafraîchie au passage.

Pour donner du cachet à cette portion, on envisage notamment de créer un point central et de miser sur des aménagements floraux, à l’instar de ceux des Jardins du Luxembourg, à Paris, tout en respectant la disposition des sentiers. D’ici 15 ans, on souhaite aussi refaire une beauté au parvis Sherbrooke ainsi qu’à la plaine de jeux libres.

Améliorer le coup d’oeil

Au-delà des points d’intérêt, Montréal veut profiter des divers travaux pour mettre en valeur le paysage distinctif du parc. On compte ainsi planter de nouveaux arbres près de ceux qui se font vieux afin d’assurer le maintien du couvert végétal. Pour éviter de détériorer le gazon, on veut aménager un secteur voué à l’accueil d’événements.

M. Ferrandez entend aussi profiter des travaux pour harmoniser le mobilier urbain, afin de miser uniquement sur des bancs de type «parc La Fontaine». On installera aussi uniquement des lampadaires de style «rétro» pour donner un plus beau coup d’oeil.

La présentation de ce soir s’inscrit dans la foulée de la consultation publique tenue en 2016 sur l’avenir du parc La Fontaine. Une autre consultation aura lieu sur le plan directeur qui en a découlé. L’adoption du plan directeur est prévue à l’été.

 


 

 

projets antérieurs

 

GenX2: lofts pour la génération X

La phase 2 de Loft GenX (à gauche sur l'image) s'insère dans une ancienne usine de chaussures. La phase 1 (à droite), déjà complétée, se trouve dans une bâtisse neuve.

SOPHIE OUIMET-LAMOTHE | La Presse | Publié le 20 mars 2008 à 10h07 | Mis à jour le 20 mars 2008 à 11h09

Située en plein coeur du quartier HOMA, la phase 2 du projet GenX s'insère dans un bâtiment patrimonial datant de 1908. Une annexe, contenant les six plus grands lofts, sera ajoutée à l'arrière du bâtiment.

Les condos qui se trouvent dans la partie existante sont dotés d'un plancher de béton et d'un plafond de bois. Un ascenseur dessert les quatre étages. Les occupants ont accès à une cour intérieure et à trois terrasses communes sur le toit. À venir: la phase 3, qui sera située dans le même quartier. Cette fois, le but est d'attirer les jeunes familles avec des lofts plus spacieux.

Promoteur: Jean Lachapelle, X. ception Design.

Architecte: Forme Studio.

Nombre d'habitations: 39 lofts, dont six sont toujours à vendre.

Superficie: de 576 à 1600 pieds carrés.

Prix: de 113 323$ à 349 000$ (taxes incluses); stationnement optionnel, 17 500$ (plus taxes).

Arrondissement: Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

À cinq minutes: le marché Maisonneuve, le Stade olympique, la promenade Ontario, le métro Viau.

Clientèle cible: la génération X, soit les jeunes âgés entre 25 et 40 ans.

On aime: le design des lofts, qui parvient à rendre des espaces relativement petits presque grands.

On aime moins: le projet se trouve à la frange d'un ancien secteur industriel. La revitalisation du quartier est amorcée, mais l'ensemble a encore un air abandonné.